13 janvier 2008

L'étranger

Comment est il possible d'exprimer en  quelques lignes, toute la haine, le cynisme, et toutes l'indifférence qu'un homme puisse ressentir à l'égard de la vie? 

Vous ne savez pas comment?

Eh bah, Albert Camus il le sait, et d'ailleurs il l'a même fait dans son livre intitulé l'étranger 

Albert Camus

L'Etranger 

"Là-bas, là-bas aussi, autour de cet asitle où des vies s'éteignaient, le soir était comme une trêve mélancolique. Si près de la mort, maman devait s'y sentir libérée et prête à tout revivre. Personne, personne n'avait le droit de pleurer sur elle. Et moi aussi, je me suis senti prêt à tout revivre. Comme si cette grande colère m'avait purgé du mal, vidé d'espoir, devant cette nuit chargée de signes et d'étoiles, je m'ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l'éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j'ai senti que j'avais été heureux, et que je l'étais encore. Pour que tout soit consommé, pour que je me sente moins seul, il me restait à souhaiter qu'il y ait beaucoup de spectateurs le jour de mon exécution et qu'ils m'accueillent avec des cris de haine

"